En tant que résidente de Foundation Communities et l'une des bénévoles les plus actives et dévouées de l'organisation, Marie Thorne était tout naturellement choisie pour prendre la parole lors de notre soirée annuelle de remerciement des bénévoles. Évoquant son parcours au sein de Foundation Communities, Marie a déclaré à l'assemblée : « Merci à tous de m'avoir accueillie, de m'avoir soutenue et de m'avoir rappelé que même après les combats les plus durs, la joie peut revenir. Le sens peut revenir. »
Dans les années 90, Marie occupait un bon emploi et était en bonne santé. Puis, à 36 ans, elle a été victime d'une hémorragie cérébrale et d'un accident vasculaire cérébral qui l'ont laissée paralysée du côté droit. Grâce à une thérapie, Marie a retrouvé une grande partie de sa mobilité, mais les hémorragies et les crises d'épilepsie ont persisté, nécessitant de multiples interventions chirurgicales. Peinant à marcher, à parler et à écrire, elle a été contrainte de prendre une retraite anticipée et de se mettre en invalidité.
Avec ses revenus limités, Marie vivait dans un tout petit appartement. Elle a alors cherché un logement plus grand et plus abordable. Cette recherche l'a menée à une journée portes ouvertes de Foundation Communities en avril 2024. Lors de cet événement, Marie a découvert les dizaines de résidences d'appartements abordables de l'association, destinées aux familles et aux adultes seuls. Elle a également entendu parler des nombreuses opportunités de bénévolat offertes par les programmes de Foundation Communities, qui offrent gratuitement toute une gamme de services aux habitants du centre du Texas. Elle souhaitait ardemment en faire partie. Heureusement, un grand appartement d'une chambre était disponible aux Jordan at Mueller Apartments, une résidence abordable située dans un quartier huppé. Marie a postulé et, peu de temps après, nous l'avons accueillie chez nous.
Peu après son installation dans sa nouvelle maison, Marie a commencé à faire du bénévolat au centre de bien-être The Jordan. « À cause de mes problèmes de santé, je prenais mon temps, je me reposais et je ne faisais rien », a déclaré Marie. « J'avais l'impression que ma vie n'avait aucun sens et que j'attendais la mort. J'avais eu recours à d'autres banques alimentaires dans les années 90, et c'était une expérience tellement dégradante. Mais j'aimais la façon dont les employés de la Fondation Communautés traitaient les gens avec dignité et respect. Je voulais faire de même. Cela m'a aussi donné l'occasion de sortir, de rencontrer des gens, de me faire de nouveaux amis et d'aider les autres. »

Très vite, Marie s'est retrouvée bénévole dans trois banques alimentaires à la fois. Elle explique que, comme ce n'est que quelques heures, trois jours par semaine, elle ne se fatigue pas. Elle aime accueillir les clients, leur expliquer les aliments disponibles et comment les préparer. Elle a également rencontré des familles qu'elle n'oubliera jamais, comme cette femme qui venait de perdre sa fille dans un accident de voiture et qui a dû loger et nourrir son gendre et ses deux petits-enfants. Il y a aussi une famille de onze personnes qui avait été contrainte de se cacher en Afghanistan, puis de fuir aux États-Unis. En parlant avec eux en farsi, Marie a appris qu'ils vivaient chez une autre famille en attendant de trouver du travail ici.
« C'étaient des gens fiers et instruits, et c'était difficile pour eux de venir à une banque alimentaire », a déclaré Marie. « Ils avaient honte. Je les ai serrés dans mes bras et je leur ai dit qu'ils n'étaient pas seuls. Moi aussi, je m'approvisionne à la banque alimentaire, car je n'ai pas beaucoup d'argent en ce moment, mais je vais gagner au loto ! »
Cette année, Marie a également fait du bénévolat dans un centre communautaire de la Fondation Prosper, contribuant au programme d'aide fiscale. Elle a conclu son discours lors de la fête de remerciement des bénévoles en déclarant : « Peu importe ce que vous avez vécu, peu importe ce que vous vivez encore, vous n'êtes pas seul. Il y a toujours un nouveau chapitre qui vous attend. La mienne a commencé par une hémorragie cérébrale et se poursuit avec une boîte de céréales offerte. La vie est drôle comme ça. »
Merci, Marie, de nous aider à servir nos voisins et de nous inspirer.